Actualités & Evénements



La Tuberculose (ou Bacille de Koch)


Introduction
Incidence mondiale et régionale

La tuberculose en France

Manifestations cliniques

Diagnostic

La prévention : Vaccination par le BCG

Traitement antituberculeux

Tuberculose pharmacorésistante

VIH et tuberculose

Une maladie à déclaration obligatoire


INTRODUCTION

La tuberculose est une maladie infectieuse transmissible et non immunisante, avec des signes cliniques variables. Elle est provoquée par une mycobactérie du complexe tuberculosis correspondant à différents germes et principalement Mycobacterium tuberculosis (ou Bacille de Koch ; BK).

Autrefois soignée dans les sanatoriums, par des cures de soleil et plein air, elle a été réduite par les antibiotiques dans les années 1950, mais elle connaît un regain expliqué par l'apparition de souches multi-résistantes. La maladie tue encore près de deux millions de personnes chaque année dans le monde (plus de 1,7 millions de victimes en 2004 selon l'OMS, l'organisation mondiale de la santé). En 2007, 9,27 millions de nouveaux cas ont été recensés par l'OMS.

La tuberculose pulmonaire est de loin la plus fréquente et la plus répandue, mais il existe des atteintes osseuses (mal de Pott, tumeur blanche du genou...), rénales, intestinales, génitales, méningées, cutanées (tuberculomes).

La tuberculose est une maladie contagieuse. Elle se propage par voie aérienne. Seules les personnes dont les poumons sont atteints peuvent transmettre l’infection. Lorsqu’elles toussent, éternuent, parlent ou crachent, elles projettent dans l’air les germes de la maladie, appelés bacilles tuberculeux. Il suffit d’en inhaler quelques-unes pour être infecté.

En l’absence de traitement, une personne atteinte de tuberculose évolutive peut infecter en moyenne 10 à 15 autres personnes en l’espace d’une année. Cependant, les sujets infectés ne développe pas nécessairement une tuberculose. Le système immunitaire oppose un «rempart» au bacille tuberculeux qui, protégé par une épaisse couche cireuse, peut rester quiescent pendant des années. Les sujets infectés dont le système immunitaire est affaibli sont plus susceptibles de développer la maladie.

  • On compte dans le monde une nouvelle infection par le bacille tuberculeux chaque seconde,
  • Un tiers de la population mondiale est actuellement infecté,
  • De 5 à 10% des sujets infectés (non infectés par le VIH) développent la maladie ou deviennent contagieux au cours de leur existence. Les personnes infectées à la fois par le VIH et le bacille tuberculeux sont beaucoup plus susceptibles de développer la maladie.

INCIDENCE MONDIALE ET REGIONALE

L’OMS estime que c’est dans la Région de l’Asie du Sud-Est que les cas ont été les plus nombreux en 2008, avec 34% de l’incidence mondiale. Toutefois, le taux estimatif d’incidence par habitant est presque deux fois plus élevé en Afrique subsaharienne qu’en Asie du Sud-Est, avec près de 350 cas pour 100 000 habitants.

1,3 million de décès dus à la tuberculose ont été enregistrés en 2008. Le nombre de décès le plus élevé a été enregistré dans la Région de l'Asie du Sud-Est et le taux de mortalité par habitant le plus important dans la Région africaine.

En 2008, l’incidence estimative de la tuberculose par habitant était stable ou en diminution dans les six Régions de l’OMS. Cependant le lent déclin des taux est compensé par la croissance démographique. Par conséquent le nombre de nouveaux cas survenant chaque année continue d'augmenter au niveau mondial dans les régions OMS de l'Afrique, de la Méditerranée orientale et d’Asie du Sud-Est.


LA TUBERCULOSE EN FRANCE

Les données de l’Institut de veille sanitaire (InVS), issues de la déclaration obligatoire, montrent que le nombre de cas de tuberculose déclarés est de 5 758 cas en France en 2008 contre 5 574 en 2007.

Comme les années précédentes, le taux de déclaration est plus élevé en Île-de-France (17,9/100 000) et en Guyane (22,6/100 000). En Ile-de-France les taux de déclaration les plus élevés en 2008 sont observés en Seine-Saint-Denis (30,3/100 000) et à Paris (27,5/100 000).

Les taux sont également élevés chez les personnes sans domicile fixe, les personnes nées dans des pays à forte incidence de tuberculose, notamment ceux d’Afrique subsaharienne. Pour les enfants de moins de 15 ans, le nombre de cas est stable depuis 2005.

La hausse observée du nombre de cas déclarés (+3,3% entre 2007 et 2008) reste modérée par rapport à celle observée entre 2006 et 2007 (+4,7%). Elle est vraisemblablement due en grande partie à une amélioration de la détection et de la déclaration des cas grâce à une meilleure sensibilisation des déclarants. Mais elle pourrait aussi témoigner d’une poursuite de l’augmentation du nombre de cas, incitant à poursuivre les efforts en matière de surveillance et de lutte contre la tuberculose.

A ce jour, les dernières données disponibles montrent des couvertures vaccinales insuffisantes chez les enfants pour lesquels la vaccination BCG est fortement recommandée. Cependant, on ne note pas d’impact significatif de la suspension de l’obligation vaccinale par le BCG en 2007 sur l’épidémiologie de la tuberculose de l’enfant.


MANIFESTATIONS CLINIQUES

La tuberculose peut revêtir différentes formes selon la localisation du foyer infectieux. La tuberculose pulmonaire est la forme la plus fréquente et la source essentielle de la contagion. À partir du poumon le bacille peut diffuser dans l'organisme et causer d'autres atteintes, ganglionnaires, ostéo-articulaires, génito-urinaires... Les formes les plus létales sont les formes diffuses (miliaires) et méningées.


DIAGNOSTIC

Devant un tableau clinique évocateur de tuberculose, le médecin praticien entreprendra des examens cliniques, radiologiques, bactériologiques et/ou anatomo-pathologiques.

  • Examen clinique : Les signes généraux : fièvre vespérale, asthénie, amaigrissement, anorexie, sueurs nocturnes peuvent s'observer quelle que soit la localisation de la maladie tuberculeuse.

 

  • Examen radiologique : Devant toute suspicion de tuberculose, une radiographie pulmonaire doit être pratiquée.  Les anomalies radiologiques sont de morphologie et d'étendue très variables, souvent sans relation avec l'intensité des signes cliniques. Il s'agit habituellement d'opacités infiltratives et nodulaires, parfois excavées, réalisant alors l'aspect classique de la caverne tuberculeuse. La radiographie standard suffit généralement à faire le bilan initial des lésions thoraciques ; les tomographies sont inutiles.

 

  • L'intradermo-réaction (test de Mantoux) : L'I.D.R. permet de mettre en évidence l'hypersensibilité tuberculinique obtenue après injection intradermique, à la face antérieure de l'avant-bras. Le diamètre d'induration est mesuré après 72 heures. Le test est positif si le diamètre est supérieur ou égal à 5 mm, il est très positif s'il est supérieur ou égal à 10 mm.  Chez les patients séropositifs pour le V.I.H., une réaction supérieure ou égale à 5 mm est considérée comme positive.

 

  • Diagnostic bactériologique : Les arguments cliniques, radiologiques et anatomo-pathologiques ne sont pas spécifiques de la tuberculose et ne peuvent donc permettre qu'un diagnostic présomptif. C'est la mise en évidence de bacilles de la tuberculose dans les produits pathologiques qui constitue le diagnostic définitif. Le diagnostic bactériologique permet également de confirmer le choix des antituberculeux adaptés par la réalisation d’un antibiogramme.


Comme les émissions de bacilles de la tuberculose sont souvent discontinues, la réalisation des examens bactériologiques doit s'effectuer sur 3 jours consécutifs avant la mise en route du traitement antituberculeux. Dans les formes pulmonaires, le choix des prélèvements doit privilégier les produits de l'expectoration spontanée collectée au réveil à jeun. Les prélèvements doivent être faits dans de bonnes conditions d'hygiène (récipient large, hermétique) afin d'assurer la sécurité du personnel.

Aujourd'hui, en France, les produits de la gamme BD Bactec™ MGIT™ constituent la référence incontestée au sein des laboratoires privés et publics. En 2007, suite aux recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé relatives à l'utilisation des systèmes de culture liquide pour le diagnostic de la tuberculose, BD s'est associée à la fondation FIND afin de rendre ses tests BD MGIT™ disponibles dans les meilleurs conditions ; dans plus de 39 pays fortement touchés par cette maladie.

 

 

Par ailleurs, BD a répondu à la menace posée par XDR-TB (tuberculose pharmacorésistante) en apportant plus de support à FIND et en développant de nouveaux outils permettant de tester les antibiotiques de deuxième ligne sur le BD BACTEC™ MGIT™ 960.


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LA PREVENTION : VACCINATION PAR LE BCG

C'est en 1921, qu'Albert Calmette et Camille Guérin essayent avec succès le premier vaccin contre la tuberculose sur lequel ils travaillaient depuis 1908. Baptisé BCG (pour Bacille de Calmette et Guérin ou Bilié de Calmette et Guérin) ce vaccin issu d'une souche vivante atténuée de Mycobacterium bovis deviendra obligatoire en France en 1950.

L’efficacité de la vaccination par BCG se limite à la protection contre l’évolution mortelle de la tuberculose, particulièrement la méningite tuberculeuse et la maladie disséminée (miliaire). Le vaccin est plus efficace chez le nouveau-né et l'enfant que chez l'adulte.

En juillet 2007, le ministre français de la santé, Roselyne Bachelot, a annoncé la suspension de l'obligation de vacciner tous les enfants et les adolescents contre la tuberculose par le BCG, à l'occasion de la présentation du nouveau programme de lutte contre cette maladie.

Après plus de deux ans de débats, et conformément aux recommandations du Conseil supérieur d'hygiène publique français et du Comité technique des vaccinations, la France, à l'image d'autres pays européens, veut optimiser sa stratégie de vaccination en la ciblant vers les enfants dits « à risque » et en renforçant le dépistage.


TRAITEMENT ANTITUBERCULEUX


Le traitement est d'une durée de six mois pour une tuberculose pulmonaire à bacille de Koch sensible chez un patient immunocompétent, comprenant 2 mois de quadrithérapie antibiotique (isoniazide + rifampicine + pirilène + ethambutol) puis 4 mois de bithérapie (isoniazide et rifampicine).

Le traitement prolongé est indispensable afin de guérir la maladie et éviter l'émergence de souches résistantes dont l'évolution est souvent beaucoup plus grave.

 


TUBERCULOSE PHARMACORESISTANTE

Il y a cinquante ans encore, aucun médicament ne permettait de guérir la tuberculose. Dans tous les pays étudiés, on a aujourd’hui la preuve de l’existence de souches qui résistent à un médicament utilisé seul, voire à tous les principaux antituberculeux. La tuberculose pharmacorésistante résulte d’un traitement suivi de façon régulière ou partielle ; les malades omettant de prendre régulièrement tous leurs médicaments jusqu’à la fin de la période prescrite parce qu’ils commencent à se sentir mieux, parce que les médecins ou les agents de santé ne prescrivent pas le bon schéma thérapeutique, ou encore parce que l’approvisionnement en médicaments n’est pas fiable.

La tuberculose multirésistante est une forme particulièrement dangereuse de tuberculose résistante car elle est due à des bacilles résistants au moins à l’isionazide et à la rifampicine, les deux antituberculeux les plus efficaces. Les taux élevés de tuberculose multirésistante enregistrés dans certains pays, dans l’ex-Union Soviétique notamment pourraient compromettre l’action menée contre la tuberculose.

Il est généralement possible de soigner les personnes atteintes de tuberculose pharmacorésistante mais la chimiothérapie requise est longue (jusqu’à deux ans), souvent d’un prix exorbitant (en général plus de cent fois le prix du traitement de la tuberculose pharmacosensible) et également plus toxique pour les patients.

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VIH ET TUBERCULOSE

Le VIH et la tuberculose, qui accélèrent mutuellement leur progression, forment une association meurtrière. Le VIH affaiblit le système immunitaire. Une personne positive pour le VIH qui est aussi infectée par le bacille a beaucoup plus de risques de contracter la tuberculose qu’une personne infectée par le bacille mais qui est négative pour le VIH. La tuberculose est une cause majeure de mortalité chez les VIH-positifs. Elle est responsable de 13% environ des décès dans le monde. En Afrique, le VIH est le principal déterminant de la hausse de l’incidence de la tuberculose observée ces dix dernières années.

L’OMS et ses partenaires internationaux ont formé le Groupe de travail tuberculose/VIH, qui élabore une politique mondiale pour lutter contre la tuberculose liée au VIH et conseille sur la manière dont ceux qui combattent les deux maladies peuvent lutter ensemble contre cette association meurtrière.

L’OMS a élaboré de nouvelles lignes directrices pour la prise en charge de la tuberculose multirésistante dans le cadre des programmes. Des antituberculeux de deuxième intention de qualité sont proposés à prix réduit pour les projets approuvés par le Comité Feu vert.

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UNE MALADIE A DECLARATION OBLIGATOIRE

En France (depuis 1964 ), en Belgique et en Suisse, cette maladie est sur la liste des maladies infectieuses à déclaration obligatoire.

En France, en particulier, c'est la mise sous traitement antituberculeux qui fait partie de la déclaration. Cela permet d'inclure les cas confirmés bactériologiquement et les cas probables reposant sur un faisceau d'arguments épidémiologiques, cliniques et d'imagerie en l'absence de preuve bactériologique formelle. En effet ces cas probables nécessitent les mêmes investigations d'enquête épidémiologique pour rechercher d'éventuels cas contact ou contaminant autour d'eux...


La journée mondiale de la Tuberculose, célébrée chaque année le 24 mars, commémore la présentation à un groupe de médecins, en 1882 à Berlins, de sa découverte du bacille de la tuberculose par le Dr Robert Koch.

 




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