Les Initiatives globales de BD
Le Cancer du col de l’utérus
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Généralités GENERALITE
Cependant, une grande majorité (70%) de ces infections est transitoire, car les virus sont, de manière générale, éliminés par le phénomène de « clearance naturelle » des femmes en moins d’un an4. Malheureusement, chez certaines femmes, l’infection à HPV persiste et risque de se développer en lésion précancéreuse, intra-épithéliale, pouvant aboutir, des années plus tard, à un cancer. Le cancer se développe en effet par étapes, sur une période allant de 5 à 15 ans, qui démarre après une infection persistante à HPV oncogène, principalement liée aux types HPV-16 et HPV-18.
EPIDEMIOLOGIE Dans le monde, le cancer du col de l’utérus est le 2ème cancer le plus fréquent chez la femme avec plus de 500 000 nouveaux cas estimés en 2005. C’est la 1ère cause de mortalité par cancer chez la femme. En 2005 il a provoqué près de 260 000 décès, dont près de 95% dans les pays en voie de développement5. Dans l’union européenne, où beaucoup de pays ont mis en place un programme de dépistage du cancer du col, la maladie se situe néanmoins au 9ème rang des cancers féminins avec près de 30 400 nouveaux cas estimés en 2004. La mortalité est évaluée à 13 500 décès chaque année (douzième position chez la femme)5. Selon l’Institut National du cancer, le cancer du col de l’utérus n’a cessé de régresser depuis 1978. En France, il se situe au 10ème rang des cancers féminins par sa fréquence, avec 3068 cas estimés pour l’année 2005 et au 15ème rang par sa mortalité avec 1067 décès estimés pour 20055. SYMPTOMES Aucun signe clinique n’est associé aux lésions précancéreuses provoquées par une infection à papillomavirus au niveau du col de l’utérus. Ces lésions ne sont pas douloureuses et ne donnent pas lieu à des saignements. Dans de rares cas, elles peuvent être visibles à l’examen au spéculum réalisé par le médecin. Au stade de cancer, les signes cliniques peuvent être totalement absents, en particulier au début de la maladie. Parfois, le cancer du col de l’utérus peut se manifester par des douleurs spontanées et/ou des saignements à l’occasion de rapports sexuels. Au stade de cancer invasif, si la tumeur cancéreuse est grosse, elle comprimera les organes voisins et pourra donner des signes urinaires avec soit des envies fréquentes d’uriner, ou des difficultés pour uriner, soit des troubles fécaux avec par exemple la présence d’une constipation.
RECOMMANDATIONS A l’heure actuelle, la prévention du cancer du col passe par le dépistage régulier des lésions cervicales précancéreuses et cancéreuses dues au papillomavirus humains (HPV). En l’absence de dépistage et de traitement, les lésions cancéreuses peuvent se transformer en tumeurs cancéreuses qui se développeront d’abord localement puis envahiront secondairement d’autres parties du corps. L’ANAES (Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé) recommande un frottis cervico-utérin tous les 3 ans, après deux frottis normaux à un an d’intervalle chez les femmes ayant une activité sexuelle et âgées de 20/25 à 65 ans. Le frottis cervico-utérin est un examen simple, rapide et indolore que chaque femme doit faire pour protéger sa santé. La vaccination anti-HPV est apparue très récemment et s’adresse aux jeunes filles avant le début de toute activité sexuelle ou au plus tard dans le courant de la première année de la vie sexuelle. Si les vaccins diminuent les risques de contamination, leur protection n’est pas absolue et ne dispense donc en aucun cas des examens de dépistages. DIAGNOSTIC
Le frottis cervico-utérin est pratiqué par un gynécologue ou un médecin généraliste. Au cours de cet examen, le médecin introduit un spéculum (qui permet d’écarter l’orifice vaginal) pour exposer le col de l’utérus. Il prélève ensuite les cellules superficielles du col de l’utérus (endocol, exocol et zone de jonction). Ces cellules sont par la suite envoyées au laboratoire d’anatomopathologie pour être examinées. Le médecin anatomopathologiste chargé du diagnostic va rechercher au microscope, des changements cellulaires affectant typiquement les cellules lors d’une infection.
Les autres examens : La colposcopie et la biopsie Le curetage endocervical La conisation
LES DEUX TECHNIQUES DE FROTTIS CERVICO-UTERINS Il existe deux techniques de frottis cervico-utérins. Les deux dépendent particulièrement de la qualité du prélèvement effectué par le médecin. Les cellules cervicales sont prélevées grâce à un dispositif de prélèvement : brosse, spatule, cytobrosse,…la suite dépend de la méthode utilisée : Frottis conventionnel :
L’échantillon est étalé sur une ou deux lames de verre par le préleveur, puis fixé immédiatement avec un spray pour éviter la dessiccation (dessèchement) des cellules. Le dispositif de prélèvement contenant encore potentiellement des cellules, est jeté et les lames sont envoyées au laboratoire pour être analysées. Frottis en milieu liquide BD SurePathTM :
La tête détachable du dispositif de prélèvement est transférée dans un flacon contenant un liquide conservateur. Ce flacon est envoyé au laboratoire, où l’échantillon qu’il contient recevra un traitement spécifique pour permettre une meilleure visualisation des cellules.
TRAITEMENTS Laser Conisation Colpectomie Hystérectomie VACCINATION Aujourd’hui deux vaccins existent pour éviter les infections à papillomavirus et prévenir le cancer du col de l’utérus :
La cible logique est l’adolescente ou la jeune femme, si possible avant les premiers rapports sexuels donc avant une contamination éventuelle par le virus, ce qui permettrait de diminuer très sensiblement l’apparition de lésions du col utérin. Gardasil et Cervarix sont remboursés à 65 % par la sécurité sociale. Le prix est de 135,59€ la dose de Gardasil, et 111,82 Euros la dose de Cervarix, sachant que trois doses sont nécessaires à la vaccination complète par l’un ou l’autre des vaccins. La vaccination dès 14 ans est recommandée. Il est important de rappeler que la vaccination ne dispense pas de continuer au même rythme le dépistage de lésions du col utérin par la pratique de frottis, d’autant plus que les vaccins ne couvrent pas la totalité des virus impliqués. Pour en savoir plus sur les solutions proposées par BD :
1 Fremont-Smith M, Marino J, Griffin B, Spencer L, Bolick D. Comparison of SurePath® liquid-based Pap test to Conventional Pap test in a Multi-site Direct-to-Vial Study. Cancer Cytopathology; October 25,2004, Vol 102(5), pp. 269-279. 2 Harper DM, et al. Efficacy of a bivalent L1 virus-like particle vaccine in prevention of infection with human papillomavirus types 16 and 18 in young women: a randomised controlled trial. Lancet. 2004;364:1757-65. 3 Baseman JG, Koutsky L.A.. The epidemiology of human papillomavirus infections. J clin virol 2005;32 suppl/s16-s24. 4 Ho GY and al. Natural history of cervicovaginal papillomavirus infection in young women. N Engl J Med 1998; 338: 423 428. 5 Donnes épidémiologiques sur le cancer col de l’utérus- Etat des connaissances- Actualisation 2008. Docteur Nicolas Duport –Institut de veille sanitaire 6 Conduite à tenir devant un frottis anormal du col de l’utérus – ANAES – Juillet 2003. | |||||||||||||||||||||||



Le dépistage du cancer du col de l’utérus se fait grâce au frottis cervico-utérin.




