Collaboration Entre les Secteurs Public et Privé pour Faire Face à la Résistance Antimicrobienne

BD est à la tête d'une initiative mondiale ayant pour but de réunir un groupe d'experts en résistance antimicrobienne.

Apr 3, 2017


Les antimicrobiens, médicaments qui tuent les bactéries infectieuses, les virus, les parasites et les champignons, sont un élément de base de la médecine moderne. Leur découverte a révolutionné les soins médicaux. Mais le développement limité de nouveaux médicaments, l'utilisation excessive chez les humains et l'application de ces produits à l'agriculture se sont traduits par une augmentation du nombre de microbes résistants à ces médicaments.

Lors de la dernière assemblée générale des Nations Unies, à New York, tous les dirigeants ont manifesté un niveau d'intérêt sans précédent pour la réduction de la propagation des infections résistantes aux médicaments : en effet, une journée entière a été consacrée à une réflexion sur la résistance antimicrobienne. Lors de cette réunion, Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies, a déclaré que la résistance antimicrobienne représentait « une véritable menace à long terme pour la santé ».

Office of the UN Secretary General's Special Envoy for health agenda 2030 and for malaria

United Kingdom Mission to the United Nations

UN Aids logo

United Nations Nations Unies Logo

BD logo

Review on Antimicrobial Resistance

L'événement a été inauguré par Gary Cohen, vice-président exécutif et président, Global Health and Development, BD. Les membres et intervenants présents à cet événement représentaient un véritable panel d'experts mondiaux de la résistance antimicrobienne. Parmi les orateurs présents, citons (en bas, de gauche à droite) la professeure Sally Claire Davies, CMO (Chief Medical Officer), Angleterre ; Lord Jim O’Neill, directeur de l'AMR Review et secrétaire commercial au Trésor du Royaume-Uni ; le docteur Thomas Frieden, directeur, Centers for Disease Control and Prevention, États-Unis ; et M. Yasuhisa Shiozaki, ministre de la santé et du travail, Japon (absent de la photo).

Professeure Sally Claire Davies

Professeure Sally Claire Davies

Lord Jim O’Neill

Lord Jim O’Neill

Dr Thomas Frieden

Dr Thomas Frieden

En plus de ces intervenants, signalons la présence d'un éminent panel d'experts de la résistance microbienne, animé par Renuka Gadde, vice-présidente de Global Health, BD. Ses membres étaient les suivants : M. Andrew Fish, directeur exécutif, AdvaMedDx ; Dr Rosanna Peeling, professeur et présidente de Diagnostics Research, LSHTM (London School of Hygiene and Tropical Medicine), directrice de l'IDC (International Diagnostics Centre) ; Dr Ramanan Laxminarayn, directeur et professeur, Center for Disease Dynamics, Economics and Policy ; Dr Dennis Dixon,directeur, service de bactériologie et mycologie, NIH (National Institute of Allergy and Infectious Diseases) ; et Dr John Nkengasong, directeur adjoint (par intérim), Center for Global Health, Centers for Disease Control and Prevention (CDC), États-Unis.

BD occupe une place stratégique pour jouer un rôle actif au sein de ce défi mondial et peut apporter sa contribution dans trois domaines spécifiques :

  • Prévention des infections et contrôle dans l'environnement des services de santé
  • Examens complémentaires à l'appui de diagnostics précis et de choix de traitement efficaces
  • Surveillance et création de rapports sur la résistance et l'utilisation appropriée d'antimicrobiens

Récemment publié, le rapport final du Review on Antimicrobial Resistance, présidé par Lord O’Neill, prévoit une hausse massive de la mortalité dans le monde en raison de cette menace de santé publique, : jusqu'à 10 millions de personnes décèderont chaque année d'ici 2050 si aucune action n'est prise. Cette menace pourrait aussi se traduire par l'incroyable perte de 100 mille milliards de dollars en termes de productivité économique mondiale entre aujourd'hui et 2050. Il s'agit d'un risque de santé majeur affectant aussi bien le Nord que le Sud.

L'environnement des soins de santé lui-même est devenu une source de diffusion de la résistance antimicrobienne. Les améliorations intervenues dans les pratiques cliniques et de laboratoire, associées à un déploiement et une utilisation efficaces des technologies médicales, peuvent aider à s'assurer que les antimicrobiens sont correctement utilisés, ce qui réduit les risques pour les patients et diminue les coûts associés à la résistance.

Ce défi va nécessiter les ressources et efforts combinés des secteurs public et privé afin de stopper la résistance croissante aux médicaments.

« La résistance antimicrobienne ne nécessite pas qu'une seule solution et les défis ne peuvent pas être relevés sans la participation de plusieurs acteurs œuvrant collectivement dans une direction commune » explique Renukka Gadde (BD).

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